Gaspard DUVAL
Grande Halle

Je suis né en 1962, dans une famille modeste de paysans du Marais Poitevin, à Coulon. Quatrième d’une fratrie de dix enfants, j’ai rapidement appris à me débrouiller seul. J’ai toujours aimé lire, avec une fascination particulière pour les livres d’aventures. Scolarisé à Benet, jusqu’au BEPC, et ne sachant que faire, si ce n’est quitter la ferme, je suis allé en pension dans un lycée technique du bâtiment où j’ai passé deux diplômes la même année : BEP métreur et CAP dessinateur. J’ai travaillé quelques temps pour un constructeur de maisons jusqu’à mon service militaire.

Pendant ma conscription, j’ai appris le code morse et ai obtenu un diplôme en radiotélégraphie que j’ai mis en pratique le reste de l’année. A mon retour à la vie civile, en 1983, j’ai passé un concours administratif dans la spécialité de radiotélégraphiste. Reçu dans les premiers, je me suis retrouvé à Paris, dans un grand ministère, où je suis resté jusqu’à la retraite, en 2023.

Les cinq premières années, j’y ai exercé le métier de télégraphiste, en lien direct avec des services sensibles. Avec l’évolution des techniques, j’ai dû me convertir à l’informatique et suis devenu contrôleur des transmissions. En 2001, j’ai posé ma candidature dans un service multimédia où j’ai appris le métier de l’image et du son. L’année suivante, une opportunité m’a fait intégrer une équipe de sonorisation des discours officiels et ai pris l’habitude de suivre les ministres successifs et autres autorités dans toute la France (et à l’étranger, selon les besoins). En 2009, en plus des missions extérieures, je me suis occupé de la gestion technique de la toute nouvelle salle de crise interministérielle, jusqu’à mon départ à la retraite.

Côté privé, en 1984, j’ai passé tous les permis motos. De 1985 à 1989 j’ai exercé des petits métiers (en marge de mon travail régulier qui me laissait beaucoup de temps libre) : convoyeur de voitures, chauffeur de maître, distributeur de journaux. En 1987, j’ai passé un brevet de pilote de planeur. En 1988, un brevet de pilote privé avion. Je me suis marié en 1991 et ai eu deux enfants, en 1994 et 1995. Séparé en 2007, puis divorcé, je me suis remarié en 2021 et le suis toujours à l’heure actuelle.

En 2008, j’ai découvert par hasard les catacombes interdites de Paris et ai rapidement intégré la communauté clandestine des cataphiles. Une vie nouvelle et parallèle a alors débuté. Je considère ce moment comme une renaissance, une seconde chance. J’ai écrit un premier livre sur le sujet en 2011, « Les Catacombes de Paris – Promenade Interdite ». Bien entendu, avec mon métier, j’ai dû prendre un pseudonyme : Gaspard Duval. Par la suite, souvent sollicité, j’ai adopté définitivement le nom pour toutes mes activités en lien avec les catacombes ou la photographie.

Au fil des années, j’ai constitué une des plus importantes photothèques sur les catacombes interdites. Mes clichés, pris en pause longue et à la lumière de bougies, sont devenus célèbres. J’ai souvent été sollicité par les médias et j’ai participé à de nombreux reportages pour la télévision française (TF1, France 3, Planète,…), canadienne et sud-coréenne.

  En 2021, est paru un second livre, « Paris sous Paris – La Ville Interdite », en collaboration avec Gilles Thomas, scientifique de formation et historien du sous-sol parisien.

Aujourd’hui retraité, j’ai retrouvé mes sources en m’installant définitivement à Benet, dans le Marais, près de la Sèvre.

Son dernier livre : Paris sous Paris – La ville interdite (2021)
Gaspard DUVAL