Ophrys abeille (Ophrys apifera)
Cette orchidée assez discrète se rencontre sur les sols calcaires secs : prairies, pelouses naturelles, et aussi gazons urbains dans les secteurs non tondus certaines années avant début juin. Elle est reconnaissable à ses trois grands sépales rosés, entourant le cœur de la fleur. En l’observant de très près, on découvre de fascinants détails destinés aux insectes : faux yeux, faux poils, et « pollinies » (amas de pollen) prêtes à se coller sur le dos de l’insecte qui s’y frotte.
Ophrys araignée (Ophrys aranifera)
Les orchidées du genre Ophrys sont spectaculaires : leur « labelle » (grand pétale des orchidées dirigé vers le bas) imite un insecte avec une grande précision : couleur, forme, texture, et parfois même odeurs : Les Ophrys trompent ainsi les insectes, qui dispersent leur pollen d’une fleur à l’autre en croyant trouver un partenaire. L’Ophrys araignée est plutôt discret en raison de ses couleurs pâles et de sa petite taille (20 à 30 cm). Sa présence témoigne d’un sol n’ayant pas reçu d’engrais ; il est ainsi inféodé aux rares pelouses calcaires naturelles qui subsistent sur les flancs de nos vallées sèches et aux abords des fours à chaux. Une espèce rare à Benet lui ressemble fortement : l’ « Ophrys de la passion ». Il fleurit 2 à 3 semaines plus tôt et présente de subtiles différences de colorations.
Orchis bouc (Himantoglossum hircinum)
L'Orchis bouc est une grande plante assez curieuse, bien éloignée de l’imaginaire que l’on se fait des orchidées. Elle doit son nom à l'odeur peu agréable que dégagent ses fleurs, et que l’on sent parfois à plusieurs mètres. Son labelle (le plus grand des pétales chez les orchidées) est très allongé et vrillé à son extrémité ; aucune autre fleur ne lui ressemble dans la région. Aux premières pluies d’automne, le bulbe vivace produit de larges feuilles vert-gris qui forment une rosette caractéristique. Puis pendant 8 mois, grâce à la photosynthèse elle produira les réserves nécessaires pour fleurir au printemps.
Orchis pyramidal (Anacamptis pyramidalis)
Cette fleur rose qui colonise certains bords de route est une orchidée ! C’est la plus fréquente des orchidées de notre commune. Elle est parfois très abondante sur certains accotements ainsi que dans les prairies sèches. Ses fleurs roses vif forment une pyramide caractéristique qui lui a donné son nom. Observez les fleurs de près : elles sont prolongées à l’arrière par un « éperon », étroit tube rose rempli de nectar pour les insectes.
Homme-pendu (Aceras anthropophorum)
L'Homme-pendu est une orchidée qui doit son nom à la forme de sa fleur : le « labelle » (le pétale des orchidées dirigé vers le bas) semble former un corps humain ayant deux bras et deux jambes pendants. Cette espèce est protégée en Pays de la Loire en raison de sa rareté régionale. Elle affectionne les pelouses calcaires naturelles, mais on peut aussi avoir la surprise de la découvrir sur certains gazons de la commune de Benet.
Orchis à fleurs lâches (Anacamptis pyramidalis)
Cette orchidées se développe dans les prairies humides naturelles n’ayant pas reçu d’engrais de synthèse. On l’observe ainsi dans certaines prairies vers Aziré. C’est une espèce en raréfaction, ce qui lui vaut d’être inscrite sur certaines listes d’espèces végétales menacées. Ses fleurs sont relativement espacées les unes des autres, ce qui est caractéristique de l’espèce et lui a valu son nom. Chez la plupart des autres espèces du genre Orchis, les fleurs forment un épi dense.
Spiranthe d’automne (Spiranthes spiralis)
Cette petite plante de moins de 20 cm est curieuse à plus d’un titre : elle a une inflorescence de forme spiralée, ce qui est rare chez nos espèces sauvages. Et elle fleurit à partir du mois de septembre, alors que la plupart des autres plantes à fleurs sont fanées. Ses fleurs pâles et de petite taille offrent du nectar aux hyménoptères qui la polonisent. Elle se développe discrètement dans les pelouses calcaires naturelles et parfois aussi dans les gazons urbains.